FONTENAY LE FLEURY
Couleurs  et  lumières

Quelques lueurs sur le grand livre de la nature


 Je crois qu’il nous faut mieux comprendre la profonde unité du monde vivant, dont on découvre jour après jour l’extrême diversité et l’empilement des complexités, ce qui ne nous permet plus de supposer une téléonomie quelconque. Et pour mieux discerner la fabuleuse richesse du vivant, il convient de chasser en permanence la tendance – ô! combien naturelle- à l’anthropocentrisme .

Ce détour par une vision large du vivant, toujours approximative et inachevée, par l’usage de notre propension à classer (voir Le démon du classement Georges VIGNAUX SEUIL Le temps de penser mai 1999 ) est nécessaire à la précision de notre perception de la réalité et à nos futurs progrès comme à notre sagesse : il constitue un perpétuel chantier.

Encore faut-il que les béotiens rustres comme moi ne soient pas laissés dans l’ignorance tant des avancées prometteuses que des défis et conflits scientifiques qui parsèment la route de l’appropriation technico-théorique de la nature. La biologie est l’avenir du monde, dit-on, et je ne voudrais pas devenir un écologiste ignare, les pires ( ?)
 

Les tableaux ci-après constituent un essai de représentation générale, mais très simplifié de la systématique (biologique). Constitués en vue d’aboutir à l’usage des termes de la classification utilisée pour les arbres (et les espèces approchantes), ils renvoient à différents documents sources qui se trouvent dans la bibliographie.

Je ne les commenterai pas, même s’ils ne sont pas complètement explicites. (les noms scientifiques sont extraordinaires, si l'on oublie leur construction greco-latine) Les trois premiers tableaux constituent une réalisation personnelle à partir de l’Atlas de la Biologie, une sorte d’aide à la lecture de ce gros ouvrage . Et notamment de l’extrait de la partie " systématique " de celui-ci, un peu retravaillé, mais qui donne une idée de l’ampleur du domaine. 

Les deux suivants sont tirés d’un grand ouvrage en 9 volumes parus en 1971, le genre d’encyclopédie que l’on ne verra sans doute plus jamais : on mesure le parcours d’extension des connaissances depuis.

Surtout s’il l’on met en regard la représentation phylogénétique des plantes à fleurs qui vient ensuite.

Et en avant pour les images

Les plus beaux arbres : les représentations ordonnées des formes de vie

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Syst2.jpg 
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Quelques compléments:
Certaines représentations un peu anciennes en provenance d'une grande encyclopédie des sciences et des techniques de 1971.


EISTI_VGTX.jpg
EISTI_ANMX.jpg

Ensuite ce sur quoi je suis tombé de plus récent en matière de représentation de la phylogénie des plantes à fleurs.


FleursScience.jpg

J’espère vous en avoir donné un aperçu de la beauté de ces constructions intellectuelles.

En elles mêmes elles forment des arbres d’une beauté certaine (Voir Larousse de la Nature dans bibliographie).
Voir le Site " Tree of Life " Map of the Tree of Life Project

J’espère qu’au passage le lecteur même inattentif a pu percevoir que désormais, semble-t-il, les champignons n’étaient plus classés parmi les végétaux. En fait l’analyse génétique, de plus en plus sûre d’elle, aboutit à multiplier les branches sur l’arbre de la vie, à en distinguer davantage les différentes formes.
De plus, les spécialistes ont pris conscience de la profondeur temporelle de chacune des différentes formes de vie qui cohabitent actuellement sur notre terre. Les différenciations / spéciations ne peuvent plus être alors décrites dans une taxinomie (pourtant toujours utile) uniquement contemporaine, si tant est que nous puissions en faire un jour un inventaire complet.
Il en est même un, de spécialiste, Günter Wächtershäuser (La Recherche novembre 2000 n°316), qui postule que les conditions qui régnaient sur la Terre aux origines de la vie existeraient toujours actuellement, c’est à dire que les transformations chimiques à l’origine des formes les plus simples de la vie (la reproduction autonome à partir d’échanges chimiques avec le milieu) seraient toujours agissantes, notamment dans les grands fonds marins au voisinage d’effluents volcaniques.
Ce qui risque de perturber un peu les efforts réalisés pour décrire la généalogie du vivant, à jamais hypothétique, et pourtant de plus en plus précise et vraisemblable.
Et quelle richesse dans le vocabulaire ! Les scientifiques seraient-ils des poëtes ?

Par exemple, dans le numéro spécial Sciences et Avenir portant sur "le sens de la vie" (Octobre - Novembre 2000), il n’est guère d’allusion à la vie des végétaux : la malédiction du " végétatif " plane. Ce qui fait que l’on saute allègrement des premières cellules aux développements des animaux les plus évolués.


 
Cette page est un peu longue, n’est-ce-pas ?


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