FONTENAY LE FLEURY
Couleurs et lumières

Défense et illustration

De proche en proche on se passionne pour les végétaux, on se penche sur les traités de botanique, de biologie, d’écologie, on se dit qu’on ne veut pas mourir idiot, et l’on découvre que notre civilisation, devenue massivement urbaine, ne s’intéresse guère au fond à son milieu naturel, à son cadre de vie, peut être…

Mais,

Visitez les grandes librairies, les vidéothèques, les bibliothèques, et même les magasins de nature : la flore est souvent réduite à la portion congrue. Et pour une grande part se sont des articles dont l’objet est le jardinage, les fleurs d’appartement ; ce n’est pas inutile, mais pas à la hauteur de l’importance du règne végétal pour notre simple perpétuation. Un exemple, la science fiction.

C’est dans les kiosques et chez les marchand de journaux que ce dénuement se révèle dans sa plus grande dimension : même les périodiques de jardinage doivent être cherchés derrière les titres consacrés au sport, à la couture, à la photo, aux voyages, sans parler de l’informatique ou de la chasse. Même les périodiques olé-olé sont, en comptant un peu, plus nombreux.

C’est tout à fait étonnant si l’on veut bien se rappeler que la population de la France était à rurale à près de 50% il y a un peu plus de 50 ans.

Qu’un botaniste puisse devoir s’élever contre le parti pris " animal " des développements, en fait assez extraordinaires, de la biologie contemporaine, est singulièrement symptomatique d’un anthropocentrisme mal tempéré. L’étrangeté du vivant végétal y est certainement pour quelque chose : F. Hallé trouve des accents poétiques pour nous faire comprendre cette étrangeté. (1)

Il semble qu’il ait fallu les tempêtes de décembre 1999, à la veille de l’an 2000, pour qu’un mouvement se dessine et qu’un intérêt collectif semble se former en faveur d’une meilleure perception du rôle –dans le cas d’espèce, des arbres- de certains végétaux dans notre vie de tous les jours. Cf Le point (2)

Je force le trait, certes, car nos villes sont loin d’être dépourvues d’espaces verts et de jardins, alors que les sentiments en faveur de la "Nature" -plus bucoliques qu’écologiques- peuvent être à la mode et même à la une des grand journaux. OGM, mal bouffe (farines animales pour des herbivores !), trou dans la couche d’ozone, pollutions diverses, réchauffement de la terre, destructions des poumons forestiers de la Terre … tout cela participe-t-il d’une prise conscience?

Arriverais-je après la bataille ? Je peux le craindre ( 3), j’aimerais le craindre ( 4).

Et pourtant il existe d’excellentes sources d’information sur les végétaux tant en livres que sur la toile : vous pouvez y aller voir ou vous procurer quelques ouvrages, très beaux au surplus pour la plupart.
 
 

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