FONTENAY LE FLEURY
Couleurs et lumières
Quelques mots à propos de Science Fiction

Il est quelque peu symptomatique, par rapport aux notations précédentes, que la littérature de science fiction n’ait guère traité d’une manière ou d’une autre de la vie végétale .

Comme je suis un grand lecteur de ce genre, caractéristique, il me semble, de notre époque, et alors que l’Océan a pu avoir son grand roman emblématique (20 000 lieux Sous les mers), je suis, depuis quelques années (je n’en avais pas pris conscience antérieurement), un peu déçu de ne pas avoir lu davantage de textes ayant, d’une manière quelconque mais non anecdotique, la vie végétale ou des plantes pour sujet important ou pour décor actif.

Sur les quelques 500 textes ou anthologies dont je me suis gavé depuis mes premières lectures de Jules Vernes, je n’ai pu retrouver que quatre titres relatifs à ce thème.

Un cinquième (une nouvelle) est gravé dans ma mémoire, mais si j’en connais le propos (Sur une planète inconnue, une forêt, en fait un être végétal unique et pensant, embrassant la planète entière, se débarrasse d’un vaisseau interstellaire qui vient d " atterrir " et qui la perturbe car les voyageurs commencent à défricher pour s’installer), je n’en retrouve ni le titre, ni, encore moins, l’auteur.

Les quatre titres que j’ai retrouvés sont les suivants :

Les thèmes sont écrits de mémoire.
Laurent GENEFORT : les chasseurs de sève
Présence du futur DENOËL 1999 (antérieurement Fleuve Noir 1994)

Un monde humain peu évolué vivant dans le monde gigantesque d’un houppier d’un arbre haut comme une montagne, et qui se meurt. Le héros cherche pourquoi et s’évade de l’arbre monde et retrouve la terre ferme.

Orson Scott GUARD La voix des morts
Livre de Poche Science Fiction 1992 Nouvelles éditions OPTA 1987

Dans la trilogie de la stratégie Ender, ce texte décrit une forme de vie, sur Lusitania, mixte, quasi humanoïde dans son enfance et en quelque sorte adolescente et arborescente dans sa phase féconde, la mort de l’humanoïde permettant la fécondité ultérieure. Les difficultés de la cohabitation avec les humains qui ont petitement colonisé.

James MORROW L’arbre à rêves
J’AI LU 1989 La Découverte 1986

Ce texte n’a pas pour thème la vie végétale, mais on peut l’y raccrocher. Dans une civilisation postérieure, des artistes, mixtes de scientifiques et de créateurs, parviennent à créer des arbres dont les fruits, une fois absorbés, permettent de vivre des histoires, avec tout ce que cela peut engendrer de diversité et d’accoutumance comme à une drogue. Le héros participe à l’éradication de cette pratique utilisée de manière criminelle.

Michel JEURY Le Monde du lignus
Presse Pocket Science Fiction Robert Laffont 1978

Un monde humanoïde vit sur les ressources données par une végétation abondante et multiforme alors que le support de celle-ci, le lignus, se meurt, la planète étant en voie de désertification.

Qui pourrait m’aider à retrouver le texte ci-avant indiqué, et d’autres encore ? Il y en a sûrement.

Je les remercie par avance.

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